Imaginez maintenant parcourir en seulement 30 minutes la distance de 5 446 km (3 446 milles) séparant l’aéroport JFK de New York de l’aéroport Heathrow à Londres. Comment? En étant l’un des 75 futurs passagers de l’avion concept Skreemr proposé par l’ingénieur, inventeur, designer et investisseur en capital de risque Charles Bombardier, petit fils de Joseph-Armand Bombardier, actionnaire principal de Bombardier Inc. et Bombardier Produits Récréatifs Inc. Il obtient son diplôme d’ingénieur mécanique à l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal en 1998 après avoir complété un diplôme d’études collégiales en design assisté par ordinateur (CAD/CAM) au cégep de Lévis-Lauzon.
Pour parcourir cette distance de 5 446 km (3 446 milles) en 30 minutes, incluant le décollage et l’atterrissage, il faudra que le Skreemr se déplace à une vitesse de croisière de 12 350 km/hre (7 675 mph) ou l’équivalent de Mach 10. À titre comparatif, c’est 5 fois plus rapide que le défunt avion supersonique Concorde (Mach 2) et 6,25 fois plus rapide que l’avion de chasse en développement Lockheed Martin F-35 Lightning II (Mach 1,6).
Le Skreemr serait initialement propulsé par un système de lancement électrique appelé canon électrique similaire au prototype de la NASA ci-dessous.
Le système de rail devra être suffisamment long pour que le Skreemr atteigne la vitesse supersonique sans que l’accélération incommode les passagers. Ce système de propulsion primaire permettrait d’atteindre la vitesse de Mach 4 sans difficulté avant même que l’avion ne quitte les rails. Le Skreemr allumerait ensuite ses moteurs à propulsion liquide/kérosène pour monter en altitude et atteindre ou maintenir une vitesse de Mach 4.
À une altitude adéquate, il allumerait ses statoréacteurs à combustion supersonique de type Scramjet pour atteindre la vitesse de croisière de Mach 10.
Beaucoup de recherches devront être effectuées sur ces systèmes de propulsion hypersonique et sur l’impact de l’accélération à ces vitesses hypersoniques sur le corps humain. Ce projet a l’avantage de repousser encore plus loin les limites de vitesse de déplacement de l’homme sur notre planète.
Référence : Charles Bombardier